Le diabète gestationnel

Quésaco ?

Peser lourd dans la balance

Aucun antécédent familial, la trentaine, un indice de masse corporel plutôt bas, mais voilà j’ai pris près de dix kilos au seuil du sixième mois. Enfin, a priori. J’ai eu la maladresse de ne pas me peser au début de ma grossesse et donc de ne pas connaître mon poids de départ exact. Alors un petit conseil Mesdames, sortez la balance en tout début de grossesse et prenez connaissance de votre poids de départ le plus précis possible. Car on vous le demande… sans cesse. 

Toujours est-il que, sur ordre de ma gynécologue, me voilà en deux temps trois mouvements et de bon matin au laboratoire (bien sûr à jeun – en n’ayant pas mangé depuis plus de 12 heures) pour attendre gentiment l’heure de mon passage du test de l’hyperglycémie.

Contrairement à ce que l’on m’avait décrit, il n’y a rien d’insurmontable à ce test de la glycémie et c’est pourtant une phobique avérée des prises de sang qui vous le dit ! Certes on vous fait boire du sirop ultra sucré, mais çà rappelle les orgies de bonbons de la tendre jeunesse (en pire quand même, ce n’est pas non plus un moment de plaisir !).

Mais alors, qu’elle ne fût pas ma surprise au vu des résultats. La troisième prise de sang révèle un très léger dépassement de seuil et le résultat est sévère : « En faveur d’un diabète gestationnel ». Saperlipopette (oui, oui, entraînons-nous à éviter les grossièretés). Un tout petit dépassement de rien du tout. J’ai pensé de suite que c’était un faux positif, que non cela ne pouvait pas déterminer une situation définitive, qu’une autre vérification s’imposait, me referait-on subir un second test de glycémie ? Mais non, rien de tout cela !

Voilà donc la machine médicale en action et après contact du cabinet de gynécologie, le verdict est immédiat : 

  • Consultation d’un diététicien,
  • Consultation d’un diabétologue,
  • Suivi médical sérieux à commencer par les prises de sang toutes les semaines le matin à jeun et deux heures après manger pour un temps indéterminé,
  • Adieu le sucre rapide (donc les chocolats, bonbons, gâteaux remonteurs de moral pendant les coups de stress au travail et les petites baisses de moral – je ne parle pas des envies de grossesse…),
  • Et bonjour la liste diabolique débitée par téléphone de tous les risques et conséquences liés au diabète que ce soit pour le bébé ou pour moi. 

Difficile de prendre du recul avec les shoots d’hormones naturelles permanentes de la grossesse. On m’explique que mon pancréas peine à produire suffisamment d’insuline pour deux. J’ai cru avoir un grave problème et me suis mise dans tous mes états. Mais, si vous êtes dans le même cas que moi, rassurez-vous et accrochez-vous désespérément à la première phase prononcée par le médecin, si tel est bien le cas, « Ce n’est pas grave » ! Ce diabète serait dû à la modification hormonale, mais tout cela est à surveiller de très près – même après l’accouchement. Si ce n’est a priori pas un grave problème, une succession de « petites » contraintes en découle tout de même. C’est ce que je vous propose de découvrir au fil des prochaines rubriques.

Aille, aille, aille, allez c’est le moment de se concentrer à fond les ballons sur bébé, car rien n’est plus important que lui ! 

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